Maire d’Ivry depuis 1998, député de 2007 à 2012, Pierre Gosnat est mort des suites d’une longue maladie ce dimanche. Forcément proche du club au regard de ses fonctions, il incarnait une vision politique du sport engagé autant envers les pros que les loisirs avec une bienveillance inouïe. Ses obsèques auront lieu samedi.

 

Quand quelqu’un de cher s’en va, trouver les bons mots est souvent difficile. Comment synthétiser en quelques tournures, quelques lignes, le caractère de celui qui, hier encore, était bien vivant à nos côtés et possédait autant de facettes si sympathiques. Pour parler de Pierre Gosnat, maire emblématique d’Ivry depuis 1998, mais impliqué dans sa vie politique et associative depuis bien plus longtemps, fils de Georges Gosnat, ancien sous-secrétaire d’État à l’Armement du gouvernement de Georges Bidault en 1946 et ancien député de Charente-Maritime puis du Val-de-Marne, et de Denise Bastide, résistante puis députée de la Loire, il faut faire fi des habituels hommages. Il faut se souvenir, d’abord, qu’il aimait profondément les autres et surtout qu’il avait sa ville d’Ivry chevillée au corps. Et que toute sa vie, il aura tenté de donner les meilleurs aux deux. « Ce qu’il faut retenir » glisse Daniel Hager, « au delà de l’aspect politique pur, c’est que Pierre Gosnat a toujours travaillé avec cette envie de développer Ivry avec de belles valeurs, celles du partage, de l’échange, celles qui permettent d’avoir un dialogue ensemble. Il était un partisan des projets, qu’ils soient sportifs, culturels ou économiques, pour faire de la ville d’Ivry un lieu où on est bien. Où tout le monde a sa place. A l’image de ses aïeuls, il a su continuer un parcours d’élu exemplaire. C’était le maire, mais c’était Pierre. Il avait cette faculté, même avec la difficulté économique actuelle, à fédérer, à mobiliser autour des projets, naturellement. Il a toujours été à l’écoute de chacun, au club évidemment, et en dehors. Quand on voit le parcours qu’il a eu, on se demande pourquoi sa légion d’honneur est arrivée si tard par exemple… Il donnait envie d’être fier d’être Ivryen, c’est vraiment une très triste perte. »

Tout aussi touché par le décès de l’élu, Marc Olivier Albertini, le président des Rouge et Noir abonde : « Pierre Gosnat est quelqu’un qui a toujours soutenu le club dans son développement, avec des idées et une politique qui étaient très proches de ce que nous voulions apporter tant sur le plan du sport professionnel que sur le sport de masse. Il était présent quasiment à chaque match à domicile et aimait partager la ferveur de l’équipe, même si, évidemment, en raison de sa maladie, il se faisait rare, ces derniers temps. Au delà du politique bienveillant qu’il était, ce que j’ai envie de retenir de lui, c’est cette capacité à se souvenir des gens, à avoir un mot sympathique pour chacun. On sentait vraiment qu’il aimait partager du temps avec les autres, qu’il faisait attention à ce qu’on lui disait. C’est quelque chose de rare qui va clairement manquer. Moi, comme tout le club, pensons très fort à sa famille en ce moment et ils seront évidemment toujours les bienvenus à Delaune pour entretenir la passion de Pierre pour notre équipe. »

Deux cérémonies auront lue samedi 31 janvier : à 10h à la mairie et à 16h au cimetière Monmousseau.