US IVRY HANDBALL

Saga Mathieu Bataille. Episode 1/3 : l’enfance d’un chef

16/05/2020

Figure incontournable des Rouge et Noir depuis plus de 10 ans, capitaine et pivot charismatique, Mathieu Bataille va quitter l’USI en cette fin d’exercice pour défendre, dès la prochaine saison, les couleurs du HBC Nantes. L’occasion de lui rendre un hommage mérité après autant d'années à défendre les couleurs maison. Premier épisode.

 

Il y a des joueurs qui méritent des vivas un peu plus que d’autres. Pour leur engagement, leur détermination, leur fidélité. Mathieu Bataille fait partie de ceux-là. Et le capitaine et solide pivot en aurait clairement reçu lors de son dernier match à domicile de la saison si celle-ci s’était tenue « normalement ». Il en sera quitte, probablement, pour une bronca quand il refoulera le parquet de Delaune avec son prochain club, le HBC Nantes. En attendant de le revoir, il convient de revenir sur ses traces, minot qu’il était, quand il a démarré son aventure avec Ivry. Le coach Daniel Hager glisse : « Il est arrivé très jeune au club et il a fait ses classes ici. Il avait déjà un gabarit important, il était grand et costaud et on le suivait évidemment de près. Il évoluait comme arrière mais il manquait de vitesse alors on l’a replacé au poste de pivot. Quand j’ai repris le centre de formation en 2006, il devait avoir 18 ou 19 ans et ce qui interpellait un peu, c’est qu’on ne savait pas s’il voulait faire du haut niveau. On en a discuté et cela s’est fait progressivement. Il a beaucoup travaillé en défense, en numéro 2 pour tenter de se faire une place avec l’équipe première car c’est d’abord par la défense que l’on peut entrer dans les rotations. Quand il était en échec, il voulait y arriver. Il se donnait les moyens de progresser. »

Un écho partagé par Pascal Léandri, coach adjoint puis coach de l’équipe première aux débuts du roc maison : « Je l’ai vu éclore et tout au long de son parcours à l’USI, il a incarné ce que l’on souhaite voir comme parcours. Il a pris de la place comme numéro 2 en défense, il suppléait. Il était un peu fougueux puis il a pris de l’expérience. Et alors quand Veljko Indjic est arrivé en fin de contrat, c’était l’occasion pour lui d’être le numéro 1 à son poste. Et ce n’est pas par bonté ou charité que des responsabilités sont confiées dans ce club, c’est juste que si le joueur a le potentiel pourquoi aller chercher ailleurs ? Ce que j’ai aimé avec Mathieu, au fil des années, c’est qu’il a su évoluer sur son poste. Il a d’abord eu besoin de se sentir fort physiquement et puis il s’est affiné techniquement. Dans ses prises de position, sur comment se retourner, etc. Il a eu une vraie progression linéaire durant toutes ses années. Le regret que j’ai, c’est qu’il n’ait pas gagné de titres avec Ivry, il l’aurait mérité. »

Daniel Hager de conclure : « C’est un athlète moderne, il est complet physiquement, tactiquement, capable de faire des matchs de 50 à 60’ des deux côtés du terrain, de monter des balles sur jeu rapide. Il comprend le jeu et il est capable d’avoir beaucoup de rigueur. Et puis c’est une personne très attachante. Mathieu n’a jamais lâché le club, il a donné le meilleur de lui-même ici et il part dans une équipe pour jouer la Ligue des Champions. C’est bien qu’il puisse vivre ça. Et puis, peut-être qu’il viendra finir sa carrière ici après tout ça… »

À suivre…