US IVRY HANDBALL

J26LSL / Une dernière en apothéose !

31/05/2018

Vainqueurs de leur dernier match de la saison face à Nîmes (29-26), les Ivryens ont enregistré leur 7e victoire de la saison dans un Delaune en ébullition. Un moment fabuleux de partage avec les départs des figures historiques François-Xavier Chapon, Fabien Ruiz Margaria, Daniel Hager mais aussi David Degouy, Rastko Stefanovic, Micke Brasseleur, Oussama Hosni et Youssef Ben Ali.

 

Rares ont été les soirées où l’émotion a été aussi forte à la fin d’un match à Delaune. Celle de ce 31 mai restera à coup sûr dans les mémoires car tout au long des 60’ et bien que tous les Rouge et Noir produisent un très bon match, les regards des supporters épiaient chacun des gestes des partants. Car le destin a fait qu’en cette fin de saison 2017-2018, quelques figures ont décidé de prendre le large. Pour que la fête soit belle donc, il fallait un succès. Celui-ci a été remporté avec maîtrise. D’abord au coude à coude, les deux équipes se rendaient coup pour coup dans le premier quart de match (8-7 à la 16’). A Ivry, on voyait notamment un Micke Brasseleur décidé à abattre la besogne (10 buts) mais aussi François-Xavier Chapon, auteur de quelques arrêts intéressants (7 parades). Du côté de Nîmes, ce sont O’Brian Nyateu (6 buts) et Elohim Prandi (4 unités) qui alimentaient la marque. Ensuite, progressivement, les Rouge et Noir ont commencé à creuser un écart plus régulier, prenant régulièrement 3 longueurs de mieux que leurs visiteurs, même si à la pause, il n’y avait que deux longueurs de mieux pour les hôtes (18-16 à la 30’).

Dans le second acte, les hommes de Rastko Stefanovic continuaient de faire le job, posant leur jeu et profitant de leur mainmise. Quand l’attaque était un peu en berne, la défense prenait le relai et inversement. Si bien que rarement la Green Team ne fut une menace pour les locaux. A l’approche du dernier quart d’heure, l’USI menait même de 6 longueurs (26-20 à la 46’). Les visiteurs tentèrent bien de pousser pour revenir mais la maison était bien gardée par Rémy Gervelas et sa défense. Ce jeudi, Delaune était imprenable. Très ému après les diverses mises à l’honneur, le capitaine François-Xavier Chapon glissait : « On avait très envie de gagner pour que la cérémonie soit joyeuse et ça l’a été. On a fait beaucoup d’efforts car au début du match la chaleur nous a beaucoup gênés. Ca a été difficile. On est très content. A titre personnel, c’était forcément touchant et puis je suis content car j’ai quand même augmenté d’un arrêt mon record d’arrêts sur penalty, ça augmente un peu le compteur pour celui qui voudra me l’arracher. Il faudra qu’il joue longtemps surtout d’autant que j’ai quand même fait une année en Pro D2 (rires). »

Très touché lui aussi par cette dernière sous les couleurs rouges et noires, Fabien Ruiz Margaria s’émeut : « On ne pouvait pas finir autrement que sur ça. Ça me fait vraiment très très plaisir de finir comme ça. On a fait un vrai match collectif. Tout le monde a joué avec le cœur. C’est vraiment une belle fin de carrière pour Fixe. Il le mérite car c’est vraiment quelqu’un de bien, c’est un super mec. La vie continue pour les autres. Je souhaite le meilleur à ceux qui restent et ceux qui partent. »

Entraîneur comblé, Rastko Stefanovic poursuit : « Il y a beaucoup d’émotions ce soir avec ces départs dont les nôtres avec David. On termine sur une bonne note et je crois que c’est le mieux que l’on pouvait faire. On est resté pro jusqu’au bout ! Je suis content des 4 années réalisées ici. On a fait du bon travail, on a donné le maximum. »

Présent à Ivry depuis 6 saisons, David Degouy poursuit : « C’est clairement une grosse page qui se tourne pour moi. C’est une étape importante de ma carrière, si on peut parler de carrière. Je n’oublie pas que si je n’étais pas entré à l’USI et si on ne m’avait pas fait confiance, demain, je ne pourrais pas être à Montpellier. J’ai quand même beaucoup de chance d’être passé par ce club qui a de l’histoire, du vécu. Et qui a cette ambiance particulière qui, quand on est un provincial, on se dit que jamais on ne s’y fera. Et puis au final, il y a un petit goût de reviens-y. Car il y a une culture du jeu, un engouement particulier et des gens qui aiment vraiment le handball. »